Un médiateur candidat aux Municipales 2020

jeudi 5 mars 2020
par  Jean-Luc Poitoux

Communiqué de presse

Jean-Luc Poitoux porte à la connaissance de vos lecteurs sa candidature à l’élection municipale 2020 à Marthon (16380).

Pourquoi ?

Pour adapter tous ensemble, avant qu’il ne soit trop tard, nos modes de vie à l’anthropocène en maîtrisant la complexité des temps présents et en représentant les biens communs et les générations futures.

Comment ?

En votant pour la médiation.

Par qui ?

Par un tiers impartial, indépendant, empathique -le médiateur- capable d’assurer des médiations de conflit et de projet, de former les citoyens à la médiation, de les accompagner dans leur montée en compétences citoyennes et civiques, au service des biens communs.

Pour plus d’informations : voir la déclaration de candidature ci-jointe.

Note de dernière minute.

Une bonne nouvelle et deux mauvaises

La bonne d’abord

- Une enquête nationale amène des éléments pour rendre plus inclusive la transition écologique.

Réf. : cf émission LATAC : D’après l’étude "La France en quête" l’environnement est un sujet rassembleur : 80% pensent qu’il faut se serrer les coudes.
https://www.franceinter.fr/emissions/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-05-mars-2020

- Coronavirus covid-19 : passage au niveau 3 en vue. Le risque d’épidémie augmente au point que j’informe les autorités que je me tiens à leur disposition si besoin, étant formé à la culture du risque.

- Stockage du carbone : une étude confirme que les principales forêts équatoriales comme la forêt amazonienne deviennent émettrices de gaz à effet de serre à cause du réchauffement climatique.

Réf. : France inter https://www.franceinter.fr/emissions/le-journal-de-13h/le-journal-de-13h-05-mars-2020 avec sa transcription partielle à https://my.framasoft.org/u/mediationpourtous/?UBxilg ; également développé dans l’émission LATAC ci-dessus.


Déclaration de candidature aux municipales 2020 à Marthon

en ligne ici https://frama.link/JLP_candidat_municipales2020
sur les réseaux sociaux https://framapiaf.org/@JLPM/103774920765208669

Qui suis-je ?
Jean-Luc Poitoux

né en 1958 à Lyon de parents et grands-parents paysans, père puis grand-père, je suis devenu technicien, ingénieur puis médiateur. Autodidacte de la médiation depuis 1996, je fais de la recherche sur la théorie de la médiation pour mieux former des médiateurs en capacité d’accueillir et accompagner tout conflit et tout projet, dans une approche holistique et holomidale.

Déclaration d’intérêt :
membre de La France insoumise, mouvement porteur d’un programme holistique.
Fonctions électives : aucune.

Comment ai-je connu Marthon ?
C’est le besoin de trouver un lieu tranquille pour conduire mes recherches sur la théorie de la médiation, qui m’a amené à Marthon via l’écocentre Biolande, en pleine forêt. Le coup de cœur pour le village et la vallée du Bandiat fut immédiat. L’achat de l’immeuble Murguet en 2015, propriété de la Mairie, m’a donné l’opportunité de m’y installer. En centre de village, il me permet d’envisager d’ouvrir un lieu d’accueil généraliste sur le modèle « Maison des Humanités » déjà expérimenté au Havre pendant 13 ans. Piégé par la pauvreté du rSa, les conditions n’ont pas encore pu être réunies pour ouvrir ce lieu au public sur la base d’un laboratoire de vie (living lab).

Quel accueil ai-je reçu, comment je ressens l’action municipale passée ?
L’accueil que j’ai reçu est paradoxal. La mairie fut satisfaite de me vendre la maison et m’en a réellement facilité l’acquisition, ce dont je la remercie sincèrement. Mais par ailleurs, je ne comprends toujours pas pourquoi je n’ai pas bénéficié de l’accueil réservé aux nouveaux arrivants avec notamment une présentation à l’occasion des vœux de nouvelle année. C’est d’autant plus surprenant que Mr le Maire est informé depuis le début de mon projet d’intérêt général.

Sur l’action municipale, les comptes-rendus de conseil municipal diffusés dans le bulletin me permettent d’affirmer que globalement : le maire veille au bon emploi des deniers publics, qu’il fait preuve d’humanisme et de solidarité quand cela s’avère nécessaire, qu’il sait s’entourer des compétences techniques nécessaires pour éclairer les décisions, qu’il soutient certaines causes touchant la commune comme la loi NOTRe, les baisses de crédit ; qu’il n’hésite pas à mutualiser des services et des ressources avec les communes voisines, etc.
Sur la tentative de démarche participative confiée au CPIE en 2019 sans appel d’offre, les résultats sont intéressants car ils vont dans le bon sens. Mais ils ont amené trop peu de nouvelles personnes à s’engager pour la commune et à participer à la vie civique. Un outil de communication excluant a été choisi. Nous restons dans notre « entre-soi ».

Quelle analyse de la candidature de Monsieur le Maire Patrick Borie ?
Elle me semble rassurante, légitime et, avec une équipe renouvelée, féminisée et rajeunie, offre des espoirs pour l’avenir. Mais est-elle à la hauteur des enjeux ? Je ne le crois pas.

Quel sens a ma candidature ?
Sur le programme annoncé par Mr Borie : défendre les commerces et les emplois est louable, mais encore faudrait-il dire comment. De même pour « développer du lien » avec les habitants car cela ne dit rien sur la nature et la qualité du lien qui peut être positif ou négatif. Que signifie « créer une manifestation identitaire » ? Ce terme ne présente-t-il pas un risque face à un vote majoritaire Front National puis Rassemblement National aux dernières élections ?

C’est un peu minimaliste alors que nous avons changé d’ère géologique : l’anthropocène.

En effet, plus de 200 ans d’émissions de gaz à effet de serre de plus en plus massives, les risques élevés d’effondrement de la biodiversité, des pollutions quasi généralisées sur la planète, mettent en péril jusqu’à la vie sur terre.

De plus, des risques politiques tout aussi élevés (retour d’idéologies comme le fascisme, accroissement des inégalités, risques d’implosion de la mondialisation libérale face à une finance débridée ou aux propagations de virus, etc), nécessitent d’informer les habitants sur ces risques et quelles conséquences ils peuvent générer en termes d’impacts sur notre vie, en s’appuyant sur la science et toutes celles et ceux en capacité de toucher les habitants « au cœur, aux tripes, au moins autant qu’à la tête ».

Ma prétention est donc, grâce à la médiation, en accompagnant le questionnement du lien social, d’être en capacité de contribuer de manière significative à impliquer l’ensemble des habitants pour co-créer, co-construire et expérimenter les modes de vie les mieux adaptés à notre région. Car nous réussirons ou échouerons tous ensemble.

Et face à cela, que nous dit Monsieur le Maire ?
Que sa liste est apolitique.

Pardon, mais déjà, c’est inexact car, depuis 2014, au moins 14 décisions prises par le conseil municipal comportent des éléments éminemment politiques -au sens noble du terme- comme le « redécoupage des Régions de France », la « Motion de soutien à l’Association des Maires de France », le « Soutien à la pétition CALITOM pour une baisse de TVA sur les déchets collectés », la « défense des services publics » (La Poste, Trésorerie de Montbron, etc), le refus de supprimer le CCAS, le refus du « schéma départemental de coopération intercommunale », le soutien d’une motion de défense de la Cimenterie Lafarge, etc. Et concernant la Communauté de communes : « défendre les communes les plus faibles », avoir des doutes sur la fusion avec les communes voisines.

Sans doute voulait-il dire « apartisane »... Cette attitude renvoie à un concept central en médiation : la question de la neutralité. Avec mon collectif de recherche, le COREM, nous en avons fait un livre et c’est un des éléments clés de mes recherches personnelles sur la théorie de la médiation. En d’autres termes, et pour revenir à la fonction de Maire ou d’élu, faut-il être neutre, faire comme si « tout se vaut et rien ne compte », « tout existe mais rien ne touche » ? Bien sûr que non, et c’est d’ailleurs le vécu réel du conseil municipal sortant. Enfin, a-t-il montré que, par nécessité, il savait sortir du cadre.
Alors, j’interpelle Monsieur le Maire « je vous conjure d’assumer vos engagements effectifs dont personnellement je me félicite même si certains ont fait défaut comme le « refus des traités de
libre-échange CETA/TAFTA/ETC », l’appel à signer la pétition pour l’obtention d’un référendum « pour ou contre la privatisation des aéroports de Paris » avant le 15 MARS 2020 ».

Car qui dit nouveau paradigme dit inventer l’avenir et nécessite donc de poser un nouveau cadre notamment adapté à la sortie des énergies fossiles (laisser charbon, pétrole, gaz naturel, dans le sol), centré sur le vivant (agronomie, biologie, écologie, sciences humaines, sciences de la terre, etc) et privilégiant le biomimétisme et la bioinspiration.
Cela a pour conséquences de mettre en avant une économie endogène, c’est-à-dire centrée sur les interactions humaines locales : l’entraide redevient prépondérante. En d’autres termes, accompagner la population à ressentir le besoin de vivre ensemble en partant des ressources propres du territoire et malgré ou grâce à ses différences et, le cas échéant, ses différends.

Quels liens entre la médiation, le pouvoir et la fonction de Maire ?
Bien sûr, avec une grosse difficulté (ou contre-indication) : le Maire, élu, représentant, a de réels Pouvoirs. Pouvoirs de police, Pouvoirs de peser sur les décisions, etc. Et c’est tout à fait normal. Il a cependant très souvent à se comporter en tiers pour ses concitoyens. Il n’est donc pas idéal de concilier la fonction de médiateur avec les fonctions de garant des institutions républicaines locales ou économiques. Car un médiateur met à distance ses propres projets, ses propres convictions et reste à distance du pouvoir, contrairement au Maire dont s’est le devoir d’assumer les décisions du Conseil Municipal.

C’est pourquoi, je ne suis pas candidat à la fonction de maire mais de conseiller municipal désireux d’être utile en tant que tiers indépendant, impartial, maîtrisant la question du neutre et garantissant la confidentialité et maintenant l’éthique au plus haut niveau possible, pour contribuer à questionner, diffuser, informer, collecter, accompagner, entraîner, etc.

Reste pour le citoyen que je suis également, son propre « pouvoir d’agir » comme proposer et conduire des projets. Exemple : « ouvrir une ludothèque intercommunale à Marthon ». Alors la posture de tiers médiateur doit être confiée à une autre personne pour me permettre de le défendre.

Ensemble pour l’action !
Je propose ma candidature de conseiller municipal en qualité de médiateur pour :

• amplifier et accélérer les dynamiques de changement à opérer sur tous les pans de la vie humaine, en s’appuyant sur une recherche-action avec les habitants, centrée sur la géographie, l’histoire, la sociologie et l’anthropologie.

• Prendre à temps les mesures conservatoires nécessaires en matière d’alimentation, de protection face aux éléments (habitat, habillement, sécurité), déplacements soutenables, vie personnelle, familiale et sociale, coopération avec le vivant (relations entre générations mais aussi les autres espèces animales et végétales), etc.

La diversité de Marthon et ses habitants, est le meilleur atout pour relever avec succès ces défis. Cela passe par le partage de la prise de conscience que ce succès nécessite de se mettre en mouvement tous ensemble, sans laisser personne à l’écart, avec empathie, altérité, ténacité, non jugement, etc.
Avec un passé illustre, malgré un présent vacillant, mettons à profit le peu d’années qu’il reste pour trouver tous ensemble le chemin d’un avenir durable et partagé, à notre charmant village.

Alors, nous aurons rempli notre devoir : posé les bases d’un possible Marthon du 22ème siècle.


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